Amarok

Nombre de messages: 15 Age: 21 Meute et Rang: Nord. Guerrier Humeur: Changeante Pouvoir: Illusionniste. Je vous montrerais ce que je désire. Date d'inscription: 04/12/2008
 | Sujet: « L'humanité est fondamentalement faite de rencontres. » Lun 16 Fév - 19:51 | |
| Tel un roulement de tambour sans fin, le tonnerre gronda sourdement parmi les cieux. Les nuages sombres et menaçants semblaient tous compacts et unis en une seule tapisserie grisâtre et obscure. La pluie tombait déjà. Averse démentielle qui portée par le vent chutait sur les terres en rafales. Les arbres semblaient danser au grès du vent, vivement en un ballet macabre et inquiétant. Les animaux se planquaient où ils pouvaient tous à l'abri et au chaud, attendant patiemment qu'après la pluie, le beau temps ne vienne. Le poil hirsute, trempé et sale. Le noir virait à un noir boueux, bien vite lavé par cette pluie. L'eau dégoulinant de sa toison ébène. Ses larges pattes suintaient de boue, marquant le sol spongieux de traces imparfaites. Son allure laissait à désirer, mais cela ne semblait pas l'empêcher d'avancer parmi cette végétation humide, d'une démarche sûre et déterminée. Nonchalant de tout ce qui semblait se passer, il mit bien vite les pattes au beau milieu d'un champ de ruines.
Ses deux prunelles embrasées d'un doré parfait, scrutèrent les lieux avec amertume et indifférence. Son museaux balafré d'une vieille cicatrice, se baissa doucement, frôlant la boue souillée de pluie. Restant un moment ainsi à capter toutes sortes d'odeurs, il finit par lâcher un grondement sourd, semblable à un râlement singulier. Se remettant en route il semblait sillonner entre tout obstacle existant. La pluie tombait toujours, l'averse torrentielle ne voulant visiblement pas s'arrêter. Elle remplissait les pots de terre en une mélodie étrange dont il faisait abstraction aisément. Une odeur aussi fluviale et légère fut-elle, parvint à ses sinus. Ses babines noires frémirent, son regard parcourut les ruines brièvement avant qu'il ne remarque une silhouette s'avancer. Un canidé... C'était bien sa veine. |
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Hailey

Nombre de messages: 16 Age: 15 Date d'inscription: 02/11/2008
 | Sujet: Re: « L'humanité est fondamentalement faite de rencontres. » Mar 24 Fév - 0:36 | |
| - L'air était humide et pesant depuis un certain temps. La pluie torrentielle, prévue par tous, finit par s'abattre. Le ciel grondait, s'obscurcissait à vue d'oeil. Le vent disparaissait et laissait place au silence, à la solitude. Parmi les flaques d'eau boueuses et les arbres détrempés, une louve blanche se déplaçait souplement. Ses pas étaient délicats, son trot flottant. Elle semblait suspendue dans le temps, comme si aucun souci n'existait, et pour cause.
- Cette louve, c'était Hailey. La louve qui savait ce que c'était souffrir d'un handicap qu'on n'avait jamais demandé ou espérer avoir. Depuis sa naissance, la louve blanche était muette. Au départ toujours rejettée, elle finit par en souffrir. Puis, elle s'adapta, se trouva d'autres moyens de survie. Depuis, ne pas savoi faire un son n'est plus un problème pour elle, et nul soucis ne peut l'atteindre, sinon la mort.
- De ses yeux chocolats aux reflets ambrés, la jolie femelle parcourait les bois. Puis, elle remarqua une clairière entièrement recouverte de ruines. Des murs démolis en briques, des objets détruits en terre cuite, des outils en pierre. Hailey avait son temps. Elle ne devait pas travailler comme sentinelle en ce moment, une des rares fois. Personne n'avait besoin d'elle en ce moment à la tanière de l'Ouest. Elle prenait congé pour une partie de la journée. Elle décida, n'ayant rien à perdre, de se diriger vers ces ruines.
- Il y avait longtemps qu'elle avait senti un loup mâle, de la meute du nord qui plus est. Elle l'avait par la suite entendu, pour finallement le voir, tache sombre parmi le dédale de ruines. Ces sens étaient mieux développés que les autres loups en général, éant donné son mutisme. Elle s'approcha, s'arrête à quelques pas d'une maison derrière laquelle se trouvait le loup noir, recula un peu, recommença à avancer vers lui. Elle surgit de derrière le bâtiment défoncé, renifla le sol boueux, fit comme si elle était seule. Finalement, elle se retourna vers l'autre loup, le regarda d'un regard neutre, doux et même à la limite du triste, comme à son habitude. Le sourire d'Hailey ne souriait jamais. Son air restait neutre lui aussi, elle s'arrêta, puis s'immobilisa complètement. Elle attendit, aux aguets tout de même, prête à décoller en cas d'attaque. Car après tout, elle était consciente du danger de se tenir à quelques trois mètres d'un loup du nord quand il n'y a, qui plus est, personne alentour.
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